Equitation : comment m’arrêter correctement à cheval ?

savoir s'arrêter à cheval

En équitation, savoir arrêter son cheval est une étape que tous les cavaliers doivent maîtriser. Et ce, quelque soit la discipline équestre pratiquée. Pourtant, elle peut s’avérer compliquée pour beaucoup que l’équidé soit jeune ou déjà bien expérimenté.

Savoir s’arrêter : contrôle et maîtrise

Maîtriser l’arrêt est indispensable dans toutes les disciplines de l’équitation. En effet, pouvoir ralentir et s’arrêter sans problème prouve le contrôle du cavalier sur son cheval.

Il est donc important d’être clair, ferme mais surtout d’en connaître la technique. Même si cet apprentissage ne semble pas être le plus intéressant.

Les jeunes cavaliers se rendent d’ailleurs vite compte qu’il n’est pas si simple de s’arrêter exactement quand on le veut. L’arrêt symbolise plusieurs choses :

  • concordance des aides,
  • précision,
  • soumission,
  • confiance,
  • impulsion,
  • équilibre,
  • rectitude.

Réfléchir avant d’agir

Aussi, pour y parvenir sans encombres, il faut savoir d’où peuvent provenir les difficultés rencontrées. Pour cela, il est indispensable de comprendre
comment et pourquoi le cheval obéit aux aides.

Comprendre les difficultés du cheval pour s’arrêter

Le cavalier doit tenir compte du fait que l’arrêt réclame de l’effort au cheval, et plus l’allure est rapide, plus l’effort est grand. A savoir que l’arrêt peut même être douloureux pour l’animal si l’effort demandé est trop important par rapport à sa musculature. Il est donc primordial de s’entraîner.

En effet, afin de s’arrêter, le cheval engage ses postérieurs et place ses pieds d’aplomb sous sa masse. Etant lancé vers l’avant, il se redresse et reporte son poids sur ses hanches.

Agilité rime avec réactivité

Pour ne pas rencontrer de difficultés lorsque vous demandez à votre équidé de ralentir ou de s’arrêter, il faut que celui-ci soit actif et surtout bien éveillé.

La seule manière d’obtenir cette réactivité de l’animal, c’est en étant ferme et clair dans vos gestes. Aussi, vous devez maintenir votre monture en avant dans toutes les allures, naturelles ou artificielles.

Ne pas confondre force et maîtrise

Enfin, comprendre que la force et la traction exercée sur les rênes ne changera rien au comportement du cheval est très important. En effet, l’obéissance de ce dernier ne va pas s’étoffer à mesure que vous tirez. Cela pourrait même entraîner un résultat inverse.

Du haut de ses 400 kg, minimum, l’animal sera toujours plus fort que vous. De plus, il sera tout aussi malin que vous si votre comportement ne lui plait pas. Ainsi, il ne faut pas utiliser les aides de l’arrêt comme source de contrainte physique pour lui. Elles ne doivent servir qu’à indiquer un comportement.

De plus, c’est beaucoup plus valorisant d’apprendre un comportement sans utiliser la force. Chez les chevaux en particulier cette dernière est d’ailleurs inutile.

S’arrêter en agissant correctement

Une fois que la théorie de l’arrêt est maîtriser, il faut passer à l’action. Dans la pratique il ne faut surtout pas oublier les règles d’or :

  • Être ferme et net dans ses demandes,
  • Céder dès que le cheval obéit. Autrement, il cessera d’écouter tous les ordres qui passent par le mors.

Lorsque vous êtes des novices de l’équitation, c’est le moniteur qui vous demande de ralentir et de vous arrêtez. Ainsi, grâce à ses avertissements qui précèdent ces étapes, vous avez le temps de vous préparer vous et le cheval.

Ramenez donc vos jambes au plus près de ses flancs pour l’avertir de ce qui suit. Ne les décoller d’ailleurs pas tant que vous n’êtes pas arrêter. Cela garde l’équidé en alerte et bien réactif. Dans le même moment, grandissez-vous pour redresser l’animal et lui indiquer le ralentissement.

Pour obtenir l’action, vous devez fermes vos mains sur les rênes et les monter légèrement. Vous pouvez également reculer un peu vos épaules pour accentuer l’action.

Dès que l’animal ralentit, cédez. Ouvrez vos doigts, baissez vos mains, décontractez vos jambes. Pour l’arrêter, il vous faudra marquer d’avantages les aides. Une fois terminé, lâchez.

Plus de fermeté en dressage

En dressage, le cheval doit s’arrêter d’aplomb et bien droit. Les membres doivent être bien parallèles, autant de profil que de face. Cependant, le cheval ne parvient pas à un tel résultat sans le travail du cavalier.

Ainsi, ce dernier doit avoir les mains fixes et jouir d’une bonne assiette. Il faut se redresser pour que le cheval suive le même mouvement. Lors de l’arrêt, les jambes du cavalier doivent rester proches de l’animal. Dès l’arrêt, les mains doivent céder et vos jambes descendre.

Un arrêt est supposé être temporaire, c’est pourquoi, si vous souhaitez le prolonger il faut rendre tout à fait les rênes afin que le cheval comprenne que vous souhaitiez faire une pause.

Les gestes à éviter

Ne demandez pas l’arrêt de façon brutale avec une action des mains, sans avoir prévenu le cheval au préalable avec votre assiette. Il risque a lors de creuser le dos, si bien que l’arrêt sera plus compliqué.

Il ne faut pas non plus exercer de traction en arrière avec les mains, mais fermez vos doigts en redressant votre buste de façon brève et précise.

Enfin, une nouvelle fois la force n’est pas la solution. Donc, si l’équidé n’obéit pas, ne tirez pas de toutes vos forces vers l’arrière. Recommencez l’action avec plus de fermeté et de clarté. Il est conseillé également de lui parler.

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