L’instinct maternel des juments

jument et poulain

Les juments sont naturellement dotées de l’instinct maternel. Dès les premières contractions jusqu’à l’indépendance de son poulain, elle sait quoi faire.

Un instinct maternel inné

Avant même la naissance de son poulain, la jument sait ce qu’elle doit faire pour le préserver. Elle semble déjà savoir comment protéger son enfant. Elle s’isole et est même capable de retarder la mise bas pour être sûre que son petit naîtra dans de bonnes circonstances.

La mère sait comment assurer la survie de son petit dès ses premiers instants. Couper le cordon, lécher le petit pour le réchauffer et activer sa circulation sanguine, l’inciter à se mettre debout pour sa première tétée, tous ces gestes sont connus de la jument.

Un lien incassable

L’attachement de la jument et de son poulain est réciproque, immédiat et indispensable ! Pendant les premières heures, celle-ci va le lécher et le flairer abondamment. Ainsi, elle s’imprègne de son odeur et fait en sorte qu’il fasse de même avec la sienne.

Le lien se prolonge plus longtemps qu’on ne pourrait le croire. En effet, cette imprégnation est indélébile. Ils se reconnaîtront toujours, même au sein d’un troupeau ou après une longue séparation.

Aux côtés de sa progéniture pour l’apprentissage

La jument surveille l’éducation de son petit pendant très longtemps. Elle va lui apprendre ce qu’il peut brouter ou non, le respect de la hiérarchie, les limites à ne pas dépasser, etc…

Naturellement, le sevrage se fait à l’adolescence. Le poulain est généralement séparé de sa mère vers l’âge de six ou huit mois. La jument le laisse de moins en moins téter. Pour que cela fonctionne, elle doit mettre un peu plus de distance entre eux.

Ainsi, elle va le pousser à aller jouer avec les autres plutôt qu’avec elle. Elle l’incite même à aller brouter sans elle.

L’indépendance du jeune cheval

Même si elle reste proche de son petit toute sa vie, la jument le poussera à prendre son indépendance, à créer des liens avec les autres chevaux.

A l’état sauvage

Malgré qu’elle laisse, généralement, le poulain téter jusqu’à la naissance d’un autre petit, elle va rapidement le préparer à vivre seul.

En liberté, la jument va très vite apprendre à fuir à son petit. Cela sera son premier geste de survie. Paradoxalement, lors de l’apprentissage du galop, il restera longtemps collé au flanc de sa mère.

En cas de menace, elle se mettra toujours entre le danger et son petit. Lorsqu’il s’agit de sa progéniture, elle peut facilement devenir agressive. Elle préférera se faire tuer plutôt que son petit soit blessé.

Cette manière d’agir fait preuve d’un comportement très humain de la part des chevaux.

En élevage

Dans les élevages, le sevrage est plus brutal. A l’extrême il bafoue l’instinct maternel de la jument et traumatise le petit. Tous deux se retrouvent dans une situation de détresse. 

Cette séparation prématurée et forcée est à bannir. Si vous voulez que le poulain cesse de téter sa mère, il est conseillé de les séparer très progressivement. D’abord quelques instants par jours, puis quelques heures, jusqu’à une journée entière.

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