Le Comtois : le trait de Franche-Comté

le comtois

Il est petit, trapu et peut sembler impressionnant de par sa carrure, mais il est aussi de bon caractère. Tenant ses origines de la région de Franche-Comté dans l’Est de la France, j’ai nommé : le Comtois.

Histoire : entre besoin et destruction

Les premiers écrits au sujet du Comtois datent de l’époque romaine. Louis XIV et Napoléon 1er l’ont plus tard adopté pour leur cavalerie, ainsi que pour tirer l’artillerie et les carrosses.

Malheureusement, les guerres successives ont entraîné la chute de ce cheval de trait. Il a fallu attendre le XXème siècle et l’initiative de passionnés pour voir la race prise en main. Par la suite, la sélection est devenue bien plus stricte et des étalons Ardennais ont permis d’améliorer la race du Comtois.

C’est à partir de 1920 environ que le comtois est utilisé comme cheval de travail dans l’agriculture. Il sera aussi utilisé comme améliorateur de race pour les chevaux de Bourgogne.

Par la suite, la motorisation de l’agriculture a fait du tord à la race, les agriculteurs ayant remplacé les chevaux par des machines. L’équidé étant de plus en plus utilisé pour la boucherie, il ne restait seulement 9000 chevaux Comtois en 1969.

De façon tout à fait contradictoire, c’est l’hippophagie qui a sauvé la race puisque pendant une période. En effet, elle fut maintenue uniquement pour la boucherie chevaline.

En 1981, le Comtois était le 2ème cheval de trait en France, placé derrière le cheval breton. Pour autant durant cette même année, les organisations se rendent compte du fort taux de consanguinité de la race. C’est dans les années 1980 et 2000 que le Comtois connait un nouvel élan, cette reconversion étant tournée vers le cheval de loisir.

Le Comtois est très régulièrement représenté dans les salons ou les foires aux chevaux, il est d’ailleurs aujourd’hui le 1er cheval de trait en France.

Caractéristiques et utilisations du Comtois

Un cheval compact et dense

L’impression générale qu’on ressort d’un Comtois est celle d’un équidé petit, trapu et qui peut sembler impressionnant de par sa carrure. Il est, en effet, compact et dense, avec des membres courts et puissants.

  • L’animal est de taille moyenne à petite, se situant entre 1.50m et 1.65m au garrot pour un poids de 650 à 800 kg,
  • Sa tête est carrée et son encolure musclée et court,
  • Il possède un dos fort et long et un arrière-main puissante et musclée,
  • Ses membres sont puissants et courts avec des articulations marquées.

Initialement, le cheval de Franche-Comté possède une robe baie aux crins noirs. Ce standard était pratiquement le seul jusqu’à l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, sa robe est majoritairement alezane avec les crins bai argentés. Le bai reste autorisé, à l’inverse de l’alezan brûle.

Pour être admis à la reproduction, le cheval Comtois doit se faire apposer les initiales T et C (Trait Comtois) sur le plat gauche de l’encolure au fer rouge. L’apposition de la marque n’est possible que si les quatre grands-parents du cheval la portent également, et si l’animal répond aux objectifs de sélection

Un tempérament facile à vivre

Habitué aux conditions climatiques rigoureuses de sa région, le cheval de race Comtois est rustique, endurant et résistant. Il nécessite peu d’entretien et s’adapte facilement. Ainsi, il saura parfaitement s’acclimater aux pâturages de montagne en plein air intégral. De plus, l’animal est réputé pour vivre longtemps.

Enfin, l’équidé est décrit comme docile, patient, calme et doux. Il est donc facile à éduquer, à vivre et digne de confiance.

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