La vermifugation raisonnée

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Il est courant de penser qu’il faut vermifuger un cheval à chaque changement de saison, les parasites évoluant au fil de l’année. Seulement voilà, le nombre de molécules étant limité sur le marché, les parasites deviennent de plus en plus résistants et les vermifuges perdent en efficacité. La réponse à ce phénomène ? La vermifugation raisonnée.

Mon cheval a des vers ?

Les chevaux ont besoin d’un minimum parasitaire dans l’organisme afin de maintenir leur immunité. Cependant, une trop grande quantité de parasites peut être fatale.

Les vers sont très résistants. Aucun vermifuge n’est efficace à 100 % et plus de 90 % des vers sont dans l’environnement externe du cheval. L’objectif est donc de maintenir le taux de parasitisme suffisamment bas pour que la santé et le bien-être du cheval ne soient pas fragilisés.

La clé pour savoir comment gérer les parasites est de bien comprendre que les crottins sont les premiers porteurs de vers. C’est la raison pour laquelle il est primordial de retirer les excréments des boxes très régulièrement.

Voici les symptômes d’un cheval ayant un trop grand nombre de parasites dans son organisme :

  • Baisse de l’état général du cheval, poil terne et piqué,
  • Anémie,
  • Diminution de l’appétit,
  • Coliques préoccupantes,
  • Troubles et retards de croissance,
  • Diarrhée ou alternance de diarrhée et constipation.

La vermifugation raisonnée : cibler précisément les parasites

La vermifugation raisonnée implique de connaître en détail les parasites à exterminer, ceux réellement présents dans l’élevage et les intestins de vos chevaux. Par conséquent, avant de vermifuger, il est important de pratiquer une coproscopie qui permettra d’identifier les parasites à traiter.

Vous l’aurez compris, la vermifugation raisonnée n’est pas universelle, d’un élevage à un autre les parasites sont différents et chaque nouvel arrivant va en rapporter de nouveaux qu’il faudra traiter précisément.

Les 10 principes

  1. Identifier les forts excréteurs par coproscopie et les traiter sans forcément s’occuper de tout le troupeau.
  2. La règle des 20-80, 20% des chevaux sont responsables de 80% de la contamination de l’environnement, il faut donc les traiter en priorité.
  3. On ne traite pas tous les chevaux de la même façon, tout dépend de leur âge et de leur lieu de résidence.
  4. Éviter de vermifuger en hiver, préférer la fin de l’automne et le printemps, idem pour la coproscopie.
  5. On s’occupe des poulinières comme on s’occupe des autres chevaux.
  6. Traiter les foals à 2, 4 et 6 mois avant l’hiver.
  7. Adapter la dose de vermifuge selon le poids du cheval.
  8. Ne pas vouloir supprimer tous les parasites, un cheval qui va bien est un cheval en équilibre avec ses parasites.
  9. Prendre la prescription d’un vétérinaire pour le vermifuge.
  10. Ne pas abuser de l’ivermectine et de la moxidectine, maximum tous les 6 mois.

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