Une épidémie de rhinopneumonie oblige l’annulation de concours équestres.

Une fille caresse la tête du cheval


Le CSO de Deauville le 27 avril et le Jumping de Cabourg le 23 mai entre autres ont dû être annulés, suite à une épidémie de rhino-pneumonie. Cette mesure exceptionnelle, que les organisateurs regrettent, vise avant tout à éviter la propagation à d’autres chevaux de cette maladie extrêmement contagieuse. Ce sont essentiellement les concours équestres qui sont concernés par ces annulations, car ils regroupent des milliers de chevaux, contrairement aux course hippiques de « haut niveau ».

La rhinopneumonie équine, comment déceler les symptômes ?

La rhinopneumonie est le nom couramment donné aux herpès viroses de type 1 et 4. Elle existe sous 3 formes : respiratoire, nerveuse et abortive. Lorsqu’un cheval est infecté, le virus peut persister dans l’organisme sous forme latente, et se réactiver pour provoquer à nouveau la maladie. 60 à 70% des chevaux sont porteurs latents.

La transmission se fait par les sécrétions respiratoires des chevaux atteints de forme respiratoire, ou par contact avec un avorton ou les sécrétions utérines correspondantes dans l’expression abortive. La contamination entre chevaux est possible notamment parce que les virus peuvent survivre pendant plusieurs jours dans le milieu extérieur (paille du box, etc…). A noter que les virus sont sensibles aux désinfectants usuels (savon, crésyl, …).

Cette maladie peut provoquer chez le cheval fièvre, problèmes respiratoires, toux, écoulement nasal. Au niveau supérieur, elle peut également provoquer des pertes d’équilibre, des troubles de la conscience ainsi que des avortements. Et dans certains cas malheureusement, la mort de l’animal.

Cheval malade soigné par un vétérinaire

Le RESPE (Réseau d’Epidémio-Surveillance en Pathologie Equine) appelle à la vigilance en limitant au maximum le contact avec d’autres chevaux. En cas de doute, il faut contacter son vétérinaire et prendre des mesures préventives :

  • Prendre quotidiennement la température des chevaux (voire deux fois matin et soir si malade confirmé)
  • Limiter les mouvements (entrées / sorties)
  • Isoler les chevaux présentant des signes de maladie
  • Désinfecter les locaux et matériels contaminés
  • Mettre en place un circuit de soins si malade confirmé

Peut-on protéger nos chevaux contre cette maladie ?

Il existe un vaccin contre la rhinopneumonie, mais celle-ci n’est aujourd’hui pas obligatoire, comme peut l’être celui de la grippe. Dans le milieu des courses hippiques, les entraîneurs prennent généralement l’habitude de le faire, comme Sébastien Guarato, entraîneur de sport hippique : « Les chevaux peuvent saigner des poumons, ils ont moins de tenue et après voilà, le cheval est foutu pour les courses. Moi mes chevaux sont tous vaccinés pour la rhino et la grippe ».

Mais avec cette épidémie qui s’est déclarée ce printemps, le comité du cheval français aurait décidé de rendre le vaccin obligatoire pour les trotteurs. Il faudra toutefois attendre l’aval du ministère de l’agriculture, avant que la mesure prenne effet le 1er novembre prochain.

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